Maisons en bois

Ecologique et durable

Le bois peut être durable face au temps. Il existe par exemple des maisons à colombages plusieurs fois centenaires dans différentes régions d’Europe
(Allemagne, France, Norvège, Suisse, etc…) ou en Asie. Le bois a joué en très grande partie dans leur longévité et résistance face aux années.

Les techniques constructives scandinaves, plusieurs fois centenaires, comme le quartier de Bryggen, à Bergen, permettent de se rendre compte de la
longévité des constructions ainsi produites. Au delà du seul aspect financier et patrimonial, l’investissement dans une maison bois massif est un réel
investissement écologique : le CO2 contenu dans le bois, que celui-ci a absorbé pendant sa vie de pousse, est une protection longue durée pour
la planète. La plus vieille maison en bois en Europe connue date de 1208 et se situe en Suisse.

Pendant la fabrication des matériaux utilisés dans l’élaboration de n’importe quelle habitation, de l’énergie est consommée mais surtout
de la pollution est libérée dans l’atmosphère sous forme principalement de CO2. Selon les matériaux transformés, la quantité de CO2 produite diffère.

Le bois peut offrir une réduction de moitié de la quantité de CO2 relâchée dans l’atmosphère. En outre, le bois a une capacité de stockage de CO2 importante ce qui permet de limiter son dégagement.

La stabilité dans le temps

Les techniques actuelles permettent la réalisation dans les usines de pans de murs de grande longueur (jusqu’à 24 m)et d’épaisseur variable (de 7 8 cm à 50 cm) obtenus par l’assemblage de planches de bois collées ou clouées les unes aux autres en multiples plis croisés. Ce type de construction de bois assure une remarquable stabilité de l’ouvrage dans le temps.

Cette technique de construction bois est une combinaison des systèmes ossature et madrier massif : esthétiquement, il présente les mêmes intérêts d’aspect que la maison ossature bois (bardage, enduit, peint ou brut à l’extérieur sur une isolation rapportée et avec de multiples finitions possibles pour l’intérieur, y compris l’aspect bois naturel des panneaux), avec les performances du bois massif en termes d’inertie. Le matériau panneau massif permet d’optimiser l’utilisation du bois en lui donnant des caractéristiques mécaniques équivalentes dans toutes les directions, en supprimant le voilage et les déformations dues au vieillissement ou à l’hygrométrie, et en permettant une liberté architecturale inédite.

Ce système est appelé à se développer avec l’augmentation de la performance énergétique et thermique des bâtiments. Il est également reconnu que les constructions en panneau massif résistent mieux aux séismes[réf. nécessaire]. Il existe actuellement des bâtiments de plus de six étages composés de panneaux, certains atteignant même dix étages.

Un mode intéressant

Maison à ossature bois

woods luxembourg

La maison à ossature en bois est la technique de construction qui s’adapte le mieux à la plupart des styles régionaux. C’est donc la plus répandue. Les murs de la maison à ossature en bois sont réalisés sur la base d’une structure constituée de membrures de bois espacées de 40 ou 60 cm (en général) entre lesquelles sont placés les matériaux isolants.

Cette technique de construction permet également une préfabrication de murs complets en usine, à l’abri des intempéries. L’achèvement du clos-couvert peut être obtenu en quelques jours seulement, car il n’y a pas de temps de séchage.

La tendance à mieux isoler les maisons conduit de plus en plus à doubler cette ossature d’une isolation périphérique extérieure en matériau isolant lourd (type fibre de bois par exemple) qui améliore l’isolation, procure un meilleur déphasage thermique au bénéfice du confort d’été et supprime tous les ponts thermiques imputables à l’ossature bois. La maison à ossature en bois permet des agrandissements plus économiques et rapides à mettre en œuvre.

Une idée fausse

Il est souvent donné comme argument en faveur de la maison en bois le fait que pour une qualité d’isolation identique à celle d’une construction maçonnée, le mur d’une construction en bois est moins épais de 40 %, cela représentant des mètres carrés supplémentaires appréciables en cas de contraintes d’urbanisme et lors de la revente.

Dans la pratique, l’intérêt de la construction en bois réside, entre autres, dans la possibilité de réaliser une maison bien mieux isolée et plus confortable qu’une maison en maçonnerie. Dès lors, il est logique d’augmenter fortement l’épaisseur d’isolant, comme expliqué plus haut, le surcoût étant très limité en pourcentage du prix total de la construction, et en tout cas minimal par rapport aux économies d’énergies escomptées.

De plus, une maison en bois n’étant pas conçue sur le modèle d’une maison maçonnée, il y a de fortes chances que l’architecture et les surfaces diffèrent. Le gain de surface n’est donc plus significatif et n’est, en tout cas, pas un bon argument de vente face aux détracteurs de la maison des trois petits cochons « en planches ».

Cependant, la résistance thermique des matériaux utilisés pour la construction de maisons à ossature en bois est différente des matériaux utilisés pour la construction de maisons traditionnelles. L’épaisseur des différents matériaux pour une même résistance thermique (0.50 m².°C/W) est la suivante[réf. nécessaire] :

Le gain de surface dépendra donc du type de construction ainsi que du type de matériaux utilisé.